BIOGRAPHIE
Emmanuelle Calvé fait sa formation en arts visuels avant de se diriger vers la danse contemporaine.(Université Concordia 2006) Au fil de ses études, elle peaufine sa démarche en travaillant le mouvement, les contes, la marionnette, le théâtre, le chant. Coupée de ses racines algonquines depuis quatre générations, Emmanuelle porte néanmoins un sentiment d’appartenance et une forte attirance envers cette culture qui nourrit son processus de création.
Emmanuelle a signé plusieurs spectacles depuis 2007 : Ayah (Studio 303, 2007), Lampe intérieure (Tangente, Maison de la culture Frontenac, 2007), La Selva au temps des cerises (Gésù, 2008) Peau d’Or, sors de l’Ombre (Tangente, 2010, maison de la culture Mont-Royal, Frontenac, Côte des neiges, 2011, Parcours Danse 2011)
Depuis 2003, elle développe des approches incorporant la danse comme outil de transformation. Son engagement social et communautaire se traduit, entre autres, par l’enseignement d’ateliers dans plusieurs centres d’hébergement ; Dauphinelle, Secours aux femmes, Rue des femmes, Auberges Transition, L’Avenue, Maison de l’Ancre, Mise au jeu, Gesù,. auprès des jeunes, des femmes et enfants victimes de violence. Emmanuelle conçoit présentement un projet de recherche et résidence auprès des communautés autochtones du Québec et débutera cet été un nouveau projet de recherche et création auprès de Marc Béland, Richard Lacroix, Louise Laprade, Jean Cummings, qui sera présenté dans divers théâtres en 2013.
En tant que chorégraphe et interprète, elle participe à des événements du Cirque du Soleil (Canada et Russie), de l’OSM et de la Croix-Rouge. Elle est aussi interprète pour des chorégraphes, dont Lucie Grégoire (2007 et 2010) et Michael Montanaro. Elle a été assistante à l’enseignement en danse auprès de Florence Figols à l’Université Concordia.
DÉCLARATION ARTISTIQUE
Ma création puise dans le corps et l’esprit, dans la force vitale des univers intérieurs pour que surgisse des histoires fraîches et transparentes. De ces histoires tantôt empreintes de magie et d’humour, portées par la poésie des corps, susceptibles d’éveiller à la beauté, à la féminité et au potentiel de transformation de l’être humain.
Dans ma création, l’expression d’un corps théâtral, quel que soit son âge et sa forme, se nourrit à la source même de pulsions profondes, de connexions à notre nature sauvage, à la spontanéité de l’enfant, ouvert au mystère et en toute confiance de ce que sa voix veut raconter.
Ma démarche artistique évolue dans un esprit de collaboration et d’échange avec des artistes et artisans de diverses disciplines : marionnettistes, scénographes, comédiens, poètes, musiciens, plasticiens.
Je suis fascinée par le monde de la marionnette, comme véhicule unique qui nous transporte dans des lieux sacrés intérieurs et dans le monde qui nous entoure. À travers ces personnages, les légendes prennent forme, nous livrent leur enseignement, enrichissent la danse. Ils s’unissent à la danse des corps et aux univers imagés pour en livrer des contes fantastiques.
Mon rapport avec le public est intimiste et convivial. C’est l’urgence de partager qui m’oblige à créer un contact instinctif presque sauvage , avec le spectateur.
Mon rapport social et communautaire se manifeste entre autres par des ateliers que j’offre depuis quatre ans à des groupes de femmes victimes de violence conjugale, aux personnes itinérantes, aux nouveaux immigrants et aux communautés autochtones.
J’enseigne maintenant dans plusieurs maisons d’hébergement à Montréal.
Ces ateliers de danse visent la réappropriation de l’intégrité corporelle et la prise de conscience du Soi profond de chaque individu. Par des gestes physiques et concrets, par des explorations avec la voix, le rythme et l’imaginaire, ces ateliers amènent les participants à renouer avec l’histoire de leur propre corps et à trouver une expression qui leur est propre.
